Blog Orthodoxe de l'Annonciation

02 avril 2018

Joyeuses Pâques 2018

 

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CHRIST EST RESSUSCITE ! ALLELUIA !

EN VERITE, IL EST RESSUSCITE !

Voilà la bonne nouvelle que les chrétiens doivent annoncer au monde ! Oui, et si cela n'est pas vrai, alors notre foi est vaine et rien ne vaut la peine d'être commémoré et perpétré à travers les siècles. Mais saint Jean atteste ce fait, lui qui fut un témoin visuel de la résurrection du Seigneur Jésus. Depuis, les apôtres et leurs successeurs ont annoncé cette merveilleuse réalité, même si cette compréhension de la vie éternelle passe nécessairement par la foi. En effet, qui peut démontrer de manière scientifique qu'un homme puisse revenir à la vie !

Au cours de l'office du Mercredi Saint, l'Eglise Orthodoxe des Gaules propose à ses fidèles de recevoir une onction d'huile consacrée, en mémoire de celle faite au Seigneur Jésus à Béthanie par la femme pécheresse. A la fin de cet office, le prêtre invoque l'Esprit Saint et ouvre l'Evangéliaire au dessus des fidèles rassemblés. Après une prière d'invocation, il lit le passage d'Evangile à la page ouverte et délivre ce message à la communauté qui le reçoit comme une parole personnelle du Seigneur à vivre pendant cette nouvelle année pascale.

Voici le message que nous avons reçu le Mercredi Saint 2018 (Marc 10, 23 à 27) : 

 

23 Jésus regarde à la ronde et dit à ses disciples : « Comme il sera difficile à ceux qui ont de l'argent d'entrer dans le royaume de Dieu !

24 Les disciples sont effrayés de ses paroles. Jésus de nouveau répond et leur dit : « Enfants, comme il est difficile d'entrer dans le royaume de Dieu !

25 Il est plus facile à un chameau d'entrer par un chas d'aiguille qu'à un riche d'entrer dans le royaume de Dieu ! »

26 Ils sont frappés outre mesure et se disent entre eux : « Et qui peut être sauvé ? »

27 Jésus les fixe et dit : « Pour des hommes, impossible, mais non pour Dieu. Car tout est possible pour Dieu. »

Voilà ce que le Seigneur nous adresse comme Parole de Vie. A première vue, cet enseignement peut paraitre simple à comprendre, mais quelques mots ou expressions sont plutôt surprenants et il est nécessaire de faire une petite exégèse pour bien entrer dans le texte. Alors, qu'est-ce que Jésus nous dit à travers ses paroles ? Notons d'emblée que les disciples ne comprennent pas vraiment ce qu'ils entendent et sont même apeurés, car le Salut leur semble inaccessible. De quoi est-il question dans ce texte ?

1) Jésus ne rejette pas les riches, car ils font aussi partie du plan du Salut offert par notre Père céleste. Il n'y a pas les riches d'un côté et les pauvres de l'autre. Cette dichotomie qu'on a voulu nous faire croire est une vision politique du Salut, mais non point spirituelle. Par contre, ceux qui ont tout sont souvent accaparés par leurs biens et n'ont plus de temps à consacrer aux autres et encore moins à l'Autre. Ils pensent qu'ils ont le pouvoir de gérer leur vie de manière autonome et que leur argent va les préserver et leur permettre d'acquérir même la vie éternelle. Mais Dieu reste sourd à leur vanité. La grâce divine ne s'achète pas. Elle est un don gratuit. Et comme la vie éternelle est donnée par grâce... les riches s'excluent eux-mêmes du chemin qui conduit au Royaume de Dieu. Leur coeur est trop plein des richesses du monde pour recevoir une goutte des richesses célestes. Pour autant, Dieu n'est pas contre les richesses terrestres, mais il ne faut pas en faire un absolu au point d'en devenir esclave. Dès lors, chargés de leurs biens terrestres comme des mules portant leur bât, le chemin qui conduit au Royaume de Dieu devient difficile, long et impraticable. Il faut voyager léger pour atteindre le sommet de la montagne. Les pauvres, eux, n'ont pas ce souci. Ils peuvent aller plus loin et plus haut car leur coeur est libre de tout poids terrestre. Mais, attention, la richesse n'est pas le seul poids qui empêche l'âme de s'envoler vers le Ciel. De nombreux fardeaux existent en ce monde...

2) Que vient faire le chameau dans cette histoire ? Difficile en effet d'imaginer un chameau entrant dans le chas d'une aiguille. Jésus utilise là une comparaison bizarre pour signifier son propos. Comment comprendre ceci ? Soit en le prenant tel quel et en s'effrayant devant une telle impossibilité. C'est ce que font les disciples en devenant très tristes à la pensée que pas un d'entre eux ne sera sauvé et ne pourra parvenir au Royaume de Dieu. Mais, quand on étudie le sens des mots sous un autre angle, en revenant au texte grec original, on s'aperçoit qu'il existe une quasi homonymie entre deux mots grecs qui sont très proches : Kamelos (chameau) et Kamilos (corde de marin). Dès lors on peut comprendre qu'en effet une corde de marin est bien trop grosse pour passer dans le chas d'une aiguille. Dèsormais, le sens de cette annonce de Jésus parait plus clair. Mais, quoi qu'il en soit, l'image laissée dans l'imaginaire est bien plus saisissante avec le chameau et c'est ce que Jésus a surement voulu nous faire saisir, tout comme les évangélistes en jouant sur le sens de ces deux mots. Il est à noter, enfin, que cette même expression est reprise dans le Coran (7, 40) : "Ceux qui ont traité nos enseignements de mensonges et qui les ont dédaignés, les portes du ciel ne s'ouvriront point pour eux. Ils n'entreront au paradis que quand un chameau passera par le trou d'une aiguille." Il faut croire que cette image forte a laissé de grandes traces dans la mémoire collective pour qu'elle soit reprise par Mahomet.

3) Frappés par cette image effrayante, les disciples sont désespérés. Mais, comme toujours, Jésus les rassure et leur donne une note d'espérance. Bien que l'homme soit incapable d'être sauvé par ses propres forces, tout est possible à Dieu. Cependant, laissons-Lui la liberté d'agir en nos vies et nous pourrons voir des merveilles s'accomplir. Ouvrons nos coeurs à sa grâce et laissons-nous guider par le Christ. Ne préférons pas les richesses du monde aux richesses célestes. Restons légers pour avancer sur le chemin qui conduit au Royaume de Dieu et ainsi gravir le sommet en toute liberté de mouvement. Enfin, ayons une foi vivante dans la parole du Seigneur Jésus qui nous dit encore aujourd'hui : tout est possible pour Dieu !

Gloire au Ressuscité ! Alléluia !

+ Père Stéphane

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10 février 2018

Faire une belle oeuvre pour le Seigneur

 

Christ et femme pécheresse et nardEn lisant la parabole de la pécheresse versant un précieux nard sur les pieds de Jésus (Marc 14, 3 à 9), nos traductions utilisent fréquemment le terme de bonne oeuvre : "c'est une bonne oeuvre oeuvre qu'elle vient d'accomplir à mon égard" (verset 6). Toutefois, en se référant au texte grec original, il ne s'agit pas de bonne oeuvre mais de belle oeuvre. Il n'y a donc pas ici d'aspect moral entre ce qui est bon ou mauvais. Le Seigneur dit à la pécheresse qu'elle a fait une BELLE OEUVRE, qu'elle a bellement agit envers Lui. Ce n'est pas tout à fait la même chose ! De même, à la fin du texte, un autre écart de traduction apparait. Nous pouvons lire au verset 8 : "ce qu'elle pouvait faire, elle l'a fait". Alors que le texte grec nous donne un tournure verbale différente et quelque peu étrange : "ce qu'elle eut, elle fit". Ce n'est pas non plus la même chose. A ces lectures différentes on voit combien il est difficile de traduire un texte d'une langue à l'autre et combien le ressenti du traducteur peut laisser une empreinte plus ou moins conforme à celle du texte original. D'où l'importance également de ne pas prendre le texte au pied de la lettre, mais d'élargir notre champ de compréhension pour avoir une vision plus large de ce que Jésus a voulu dire. L'Evangile est un texte vivant qui doit toujours crépiter dans notre coeur et notre intelligence pour illuminer notre âme et guider notre vie terrestre.

Alors que signifient ces différences de traduction pour le lecteur attentif ?

1) Tout d'abord concernant la belle oeuvre. Jésus veut nous rendre libre et nous soustraire du poids de la Loi (mais aussi des dogmes et des diktats de la religion). Pour le chrétien, les oeuvres sont utiles et nécessaires à la mise en pratique des paroles du Maître, mais elles ne sont pas déterminantes pour recevoir les grâces de notre Père céleste. Certaines oeuvres que nous faisons sont belles pour le Seigneur, même si elles paraissent choquantes ou vaines pour nos semblables. Il s'agit ici de la gratuité des actes que nous accomplissons par amour et non pas des actes utiles que nous pouvons accomplir dans notre vie. Nous entrons dans la liberté d'agir et non pas dans l'obligation de faire. D'où la différence essentielle entre le bien et le beau. Cette femme n'avait aucune obligation de faire ce geste envers le Seigneur. Accomplie ou non, cette action ne lui rapporte rien ou ne lui enlève rien. C'est un acte gratuit fait par amour qui ne peut être compris que par les deux protagonistes concernés. Nous sommes dans la sphère privée qui ne doit pas relever d'un jugement quelconque à l'aune du bien et du mal. Jésus nous enseigne la liberté d'être et de faire.

2) Concernant la parole : "ce qu'elle eut, elle fit", Jésus semble énigmatique dans sa formulation. Mais en approfondissant, on peut y lire une reconnaissance de la liberté d'être. Cette femme avait un désir profond. Elle est allée jusqu'au bout de son désir pour accomplir un acte gratuit en renversant les codes et les principes en usage. La réaction violente des autres invités est une preuve de sa transgression. Mais en relisant les Evangiles sous l'éclairage de cette liberté d'être, n'est-il pas visible que Jésus lui-même a utilisé cette liberté d'action au risque de choquer l'ordre établi et de paraître un hors la Loi religieuse ?

Aussi, en relisant ce passage sous cet éclairage différent, nous voyons l'écart qui existe entre le texte imposé et le texte original. Même si Jésus donne une explication rationnelle au geste de cette femme, il souligne surtout la liberté d'être qui est offerte à chacun et qui doit éloigner totalement du jugement. Mais, hélas les convives ne saisissent pas le sens de ses paroles. Ils sont aveuglés par leurs coutumes et par le poids des traditions religieuses. A la suite du geste de cette femme, revoyons notre façon de concevoir la religion, notre fidèlité à la foi et aux dogmes pour accomplir de belles oeuvres aux yeux du Seigneur Jésus.

Chers amis, je vous propose de méditer ce texte durant le Carême qui va bientôt commencer pour en approfondir toute la richesse et en ressentir les bienfaits.

Enfin, je vous informe que vous pouvez accompagner votre démarche spirituelle grâce au Livret de Prière téléchargeable sur la page d'accueil du blog.

+ Père Stéphane

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27 décembre 2017

En 2018, prenons le temps.

 

Nous voici arrivés à la fin d'un millésime. Déjà douze longs mois qui ont filé sous les ponts du temps. Janvier pointe à l'horizon et Dieu seul sait ce que cette nouvelle année nous réservera de bonnes ou mauvaises surprises. Bientôt un an que nous préparions notre voyage à Béthanie pour fêter les 10 ans de sacre de notre Evêque. Il faudrait essayer de prendre le temps de regarder passer le temps et de se réserver de longues minutes dans notre agenda personnel.

En 2018, formons le voeu de prendre le temps de méditer, de se ressourcer, de retrouver nos racines spirituelles. Il suffit de quleques minutes chaque jour pour retrouver un équilibre de vie bien compromis. Prenons aussi du temps aussi pour écrire et se faire plaisir. Du temps pour se retrouver en couple et partager. Du temps pour se dire je t'aime et pour expérimenter cet amour. Du temps pour écouter l'autre. Du temps pour respirer, pour découvrir la nature, pour faire corps avec le monde qui nous entoure.

Dieu nous offre du temps, mais nous le perdons trop souvent en croyant bien faire. C'est un bien précieux qui passe trop vite et qui donne l'impression d'exister en quantité illimitée. Mais, plus on avance sur le chemin du temps, plus on s'aperçoit qu'il file très vite et plus on a l'impression d'en manquer. S'arrêter un instant et penser au temps, volià ce qui donne une certaine élasticité au temps. Le voir passer, quand on médite, et le trouver trop long, pas assez rapide. Voilà un paradoxe peu banal en ce siècle où il faut courrir après le temps.

Bonne année 2018 et bon temps de vie !

+ Père Stéphane

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29 octobre 2017

4 Baptêmes et 1 Mariage

 

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Quelle beauté et quelle joie de célébrer les sacrements de l'Eglise !

J'ai eu cette chance le samedi 21 octobre, grâce à l'invitation du Père Francis de Nancy. Nous nous sommes retrouvés à Fitou, petit village audois, dans une chapelle désaffectée, dédiée à saint Joseph. Un lieu de paix et d'élévation propice pour y célébrer les mystères divins. Une foule nombreuse de fidèles et d'amis était venue partager le bonheur des 4 catéchumènes et des mariés. Tout avait été préparé avec goût et solennité. Une cuve à vin fut reconvertie en baptistère et deux tonneaux en bois ont servis d'assise à l'autel installé dans le sanctuaire. Des icônes ornaient les murs et donnaient un air orthodoxe à cette chapelle. Une fois installé tout le matériel liturgique nécessaire, nous nous sommes préparés Père Francis et moi-même pour ce long marathon peu courant. Nos épouses, Madeleine et Liliana se sont installées devant les pupitres du choeur pour assurer le chant mélodieux des sacrements et de la liturgie. Puis, vers 16h30, les catéchumènes sont arrivés : Stéphane, Florian, Raphaël et Manon. C'était en fait toute une famille qui allait entrer dans l'Eglise du Christ. Le père, ses deux enfants et son neveu. La longue et belle cérémonie du baptême a commencé dans le brouhaha intrigué des enfants présents qui découvraient la dramaturgie orthodoxe et qui allaient bientôt en supporter la longueur. En effet, quatre baptêmes obligent à repéter quatre fois certaines prières qui ne peuvent être reçues qu'individuellement. Heureusement, nous avons pu regrouper certaines parties pour ne pas allonger encore la cérémonie. Les quatres catéchumènes ont pu plonger dans la baptistère et être totalement immergés au Nom de la Sainte Trinité. Nous avons commencé par Manon (5 ans), la plus petite, puis vient le tour de Raphaël (9 ans), de Florian (13 ans) et de Stéphane le papa. Après l'immersion, chacun est allé revêtir un costume blanc très chic pour la suite du rituel. Vinrent les chrismations, la remise du cierge allumé et de la croix et la triple rotation autour du baptistère au chant du "Vous tous qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu le Christ". Puis nos nouveaux baptisés ont eu droit à une pause, le temps de souffler avant la cérémonie du mariage de Stéphane et d'Emilie. Il fallait aussi attendre l'arrivée de la mariée qui s'était éclipsée pour revêtir sa belle robe blanche.

Vers 18h nous avons découvert la belle tenue de la mariée qui attendait devant la chapelle. Père Francis est allé l'accueillir et nous avons pu commencer la cérémonie du mariage, dont le point d'orgue fut le couronnement des mariés. Belle liturgie concélébrée avec simplicité. Les mariés étaient beaux dans leurs habits blancs et très émus par le rituel orthodoxe qui donne une grande solennité à cette union d'un homme et d'une femme. Puis, au moment de la communion, les nouveaux baptisés ont goûté pour la première fois comme le Seigneur est doux, en recevant le Corps et le Sang du Christ. Enfin, Père Francis entraina les mariés autour du l'autel, par tois fois, pour les faire entrer dans le nouveau chemin de vie sacrée sous la conduite de l'Esprit Saint. La cérémonie s'est terminée au chant de l'Ad Multos Annos pour les baptisés et les mariés.

Père Francis et moi étions fatigués par ce marathon mais très heureux par ce temps liturgique merveilleux que nous venions de vivre. Après la signature du registre des actes paroissiaux, il fallait tout ranger et ne rien oublier. Il fallait aussi quitter cette belle chapelle qui retrouvait le silence au départ de la foule. D'autres plaisirs plus terrestres nous attendaient dans la salle des fêtes.

Pour nous éviter de devoir faire le trajet de retour le soir même, nos hôtes ont eu le sympathique geste de nous réserver un gite pour la nuit. Nous y sommes donc allés pour poser nos affaires et avons fait quelques pas pour nous rendre dans la salle des fêtes bien décorée. C'est en ce lieu que devait avoir lieu le repas de fête. Nous avons pu nous poser dans un coin et goûter les bons amuse-bouche qui circulaient de table en table. Une bonne bière fraiche fut la bienvenue tant nous avions soif. Père Francis pouvait enfin se relaxer dans les bras de son épouse. Le repas et la soirée furent très réussis. Des jeux ont assuré une bonne ambiance et la piste de danse a permis de rester dans le rythme. Quand furent présentés la pièce montée et les gâteaux variés, plusieurs gourmands sont allés à la pêche miraculeuse pour rapporter un peu de tout. Nous avons mangé et dansé jusqu'à 3 heures du matin. Puis, le corps a demandé du sommeil et du repos...

Encore merci aux Fitounais pour leur accueil et leur gentillesse. Vraiment nous garderons de beaux souvenirs de notre séjour audois. Un mini-album photos est consultable sur le blog.

Que le Seigneur Jésus bénisse les baptisés, les mariés et toute l'assemblée joyeuse qui les a accompagnés !

+ Père Stéphane

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09 octobre 2017

Ave Maria

Après un très beau séjour en Angleterre à Londres, dans un paysage urbain multistyle fort différent de ce que je connais, nous voici déjà en octobre où le programme est fort chargé. Samedi, lors d'une cérémonie de mémoire d'une amie défunte, je vais chanter l'Ave Maria de Gounod en son honneur. Ce sera la première fois et je dois répéter assiduement pour que le résultat soit beau et priant. Car il s'agit bien d'une prière qui sera partagée avec la quarantaine de personnes présentes. Puisse l'âme défunte de mon amie participer à cette cérémonie et se réjouir de ce don que je vais lui faire en souvenir de sa dernière volonté ! Que Marie, la Mère de Jésus, accompagne la nouvelle naissance au ciel de Marie-Christine et lui ouvre les portes du Royaume céleste!

Le samedi 21, destination l'Aude pour célébrer en compagnie du Père Francis, un mariage et 4 baptêmes. Ce sera une belle occasion de fête pour ceux qui vont entrer dans le sein de l'Eglise et pour tous ceux qui vont les accompagner. Ce sera pour moi une belle joie de concélèbrer avec un confrère que je ne vois pas souvent. Que la grâce du Saint Esprit soit avec nous et descende en abondance sur les heureux mariés et les futurs baptisés ! Que Marie, la Mère de Dieu nous assure sa protection lors de la célébration de ces sacrements !

Nous nous retrouverons le dimanche 15 octobre pour célébrer la liturgie. A l'issue, nous aurons l'assemblée générale de la paroisse.

Bonne semaine sous la protection de la Vierge Marie.

Ave Maria, Gratia plena, Dominus tecum...

+ Père Stéphane

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30 juillet 2017

Nouveau calendrier liturgique

 

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L'été continue dans la chaleur et la nonchalance, mais il faut s'occuper des préparatifs de la rentrée liturgique. Vous trouverez donc le nouveau calendrier des liturgies pour le second semestre 2017. Cette année, nous célébrerons la solennité de la Transfiguration du Seigneur Jésus qui tombe un dimanche. Une belle fête qui permettra de commémorer un grand moment de la vie de notre Sauveur.

Soyez bénis et recevez la grâce divine en abondance.

+ Père Stéphane

 

 

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03 juillet 2017

Entrer dans le Silence vivifiant

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Ô si je pouvais t'apprendre le secret du bonheur comme notre Dieu me l'a appris... Il faut que tu te bâtisses une petite cellule au-dedans de ton âme; tu penseras que Dieu est là et tu y entreras de temps en temps. Lorsque tu es malheureux, vite sauve-toi là et confie tout cela au Maître. Il me semble que la prière, c'est un repos, un délassement : on vient tout simplement à Celui qu'on aime, on se tient près de Lui comme un petit enfant. (Sainte Elisabeth de la Trinité, carmélite - Lettre 123)

Mes amis en Christ, je vous livre une petite pépite, trouvée dans mes lectures numériques, qui me semble être une bonne clé à utiliser pour essayer d'entrer dans la voie médidative durant les longues journées estivales. En ce temps de repos et de bilan, le Seigneur nous propose de le rencontrer dans un coeur à coeur silencieux et pourtant riche en paroles de vie. La médidation est une chose toute naturelle à l'homme, mais combien il est difficile de s'y installer confortablement et de rendre féconds ces temps offerts à l'Autre où il n'y a rien faire, sinon aimer et écouter. Toutes les grandes traditions spirituelles proposent cette forme de prière silencieuse qui a des vertus bienfaisantes pour pour l'âme comme pour le corps. Il est bon et salutaire de découvrir ce lieu isolé pour quitter la frénésie du monde et s'y retirer bien à l'abri quand la soif du silence devient trop prégnante. En ce lieu de paix, des trésors nous attendent. Mais, le chemin invisible qui conduit à cet Eden intérieur est ténu et comporte une toute petite porte. Son accès est donc parfois difficile, mais la foi et la confiance sont deux guides utiles pour garder le cap et de pas rater la sainte entrée. Notre ange gardien est un appui fort précieux quand la détresse et le découragement viennent obstruer le passage et effacer les traces de nos pas. Il faut être patient, persévérant et surtout confiant en la miséricorde divine. Jésus nous attend en ce lieu secret aussi surement que le soleil surgit à l'horizon quand la nuit disparaît. Alors, relevons les manches pour bâtir notre crèche intérieure. Bien vite, l'Esprit Saint viendra l'habiter et l'orner pour en faire un abri plaisant qui ravira les pélerins que nous sommes. Et n'oublions pas que le fil d'Ariane qui permettra de guider nos pas vers ce lieu de paix est l'amour que nous aurons pour le Seigneur Jésus.

Alors, je vous souhaite un bon voyage intérieur et une sainte rencontre multiple avec notre Sauveur, l'Emmanuel tant espéré par nos âmes assoiffées. Que sainte Thérèse de la Trinité guide vos premiers pas et vous aide à construire votre intimité spirituelle !

+ Père Stéphane

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12 juin 2017

L'heure des choix de vie

 

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En ces temps d'élections qui annoncent encore de grands changements dans la continuité des premières surprises, il est bon aussi de remettre en cause ce que l'on est, ce que l'on croit, ce que l'on vie et de se poser la question essentielle : là où je suis, est-ce toujours bon pour moi ? On a tous besoin de faire des bilans d'étape et de réonrienter sa vie en fonction du résultat de nos réflexions. L'été est une période propice au recul pour recueillir tous les élément nécessaires à une réorientation du cap à suivre dès la rentrée.

Pour nous aider, le bilan profitable doit reposer sur des questions essentielles : que m'apporte mon chemin de vie actuel ? Quels en sont les bénéfices pour mon évolution ?  Y-a-t'il toujours des fruits délicieux qui peuvent me réjouir ? Est-ce que cela me nourrit encore, spirituellement ? Pendant ces heures de méditation, puisse l'Esprit Saint éclairer cette introspection et nous détacher de toute sensiblerie étrangère au progrès intérieur ! S'il vaut mieux garder la tête froide, il faut ouvrir son coeur à la Divine présence de la Trinité pour laisser au Seigneur la place d'instaurer un colloque intime et constructif.

Dans sa mansuétude à notre égard, le Seigneur permet des ouvertures et des opportunités qui nous échappent souvent, car nous fermons les yeux au surnaturel. Il faut apprendre à lire les signes qui sont tracés pour nous. Cela requiert une grande dose d'humilité devant l'immensité des événements qui nous échappent. Nous ne pouvons pas tout maîtriser, heureusement, et la Providence ouvre des portes sur des chemins verdoyants qu'il serait opportun d'emprunter pour le plus grand bien de notre âme. N'ayons pas peur d'aller de l'avant et de se placer sous la protection du Maître de Vie qui sait ce dont nous avons besoin et ce qui est profitable pour notre évolution spirituelle. Il faut savoir se mettre en marche quand la porte s'ouvre et que l'Esprit dit à nos oreilles intérieures : va, vis et deviens !

Oui, Seigneur Jésus, Maranatha ! Que ta volonté soit faite dans notre vie pour notre plus grande joie !

+ Père Stéphane

 

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21 mai 2017

Entrer dans la grâce du Seigneur

                                                                   CHRIST EST RESSUSCITE ! ALLELUIA !

Nous approchoicone-misericordens de la fête de l'Ascension de notre Seigneur Jésus-Christ et le temps extérieur se fait plus doux, plus chaud, plus lumineux. En est-il de même dans notre vie spirituelle ? Sentons-nous la chaleur de la grâce que notre Dieu brûle de désir de nous faire don ? J'espère que votre réponse est oui, car c'est à cela que nous sommes appelés à vivre le jour de la Pentecôte.

Recevoir la grâce du Saint Esprit permet de faire de notre vie une lumineuse marche vers le Seigneur de Gloire. Suivons en cela l'exemple des saints qui ont baigné dans cette grâce vivifiante et qui l'ont expérimentée dès leur vie terrestre. Si nous ouvrons toute grande la porte de notre coeur et que nous appelons cette grâce avec une foi sincère et profonde, alors le Seigneur de toute miséricorde se fera une joie de nous combler au-delà de notre espérance. Bien sûr, ce don n'est pas unique et n'indique pas une fin en soi. Le chemin spirituel est une longue route où les embuches sont fréquentes, où les pannes peuvent surgir, où le découragement peut nous arrêter net dans notre élan. Mais tout ceci est normal. Sans la grâce divine, nous ne pouvons rien faire en ce monde. Voilà pourquoi le Seigneur Jésus s'est incarné dans notre humanité. Il est venu ouvrir une brèche entre le ciel et la terre, par laquelle s'écoule la grâce que le Père céleste nous envoie avec amour et grand désir de nous voir progresser vers le but ultime. Ne fermons pas notre coeur, nos mains et notre âme, mais soyons pleinement ouverts à l'amour de Dieu qui désire nous combler de ses grâces sans faiblir. Le don de la grâce est illimité. Nous seuls dressons des barrières qui bloquent le flux constant entre le Ciel et la terre.

Soyez bénis par Celui qui n'est que bénédiction.

+ Père Stéphane

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17 avril 2017

Joyeuses Pâques 2017

 

Tombeau du Ressuscité

   CHRIST EST RESSUSCITE DES MORTS !

ALLELUIA !

Nous voici sur le chemin lumineux qui conduit au tombeau vide. Le Seigneur Jésus est réssuscité comme il l'avait annoncé. Soyons dans la joie et dans la paix véritables, car les promesses du Sauveur ont été vues par des témoins dignes de foi qui nous ont transmis la bonne nouvelle. Encore aujourd'hui, le miracle du feu nouveau s'est promis au saint Sépulcre la nuit de Pâques. La flamme de Vie a jailli des ténèbres pour illuminer les nations en attente de la parousie. Oui, le Christ est réssuscité et nous pouvons en vivre les bénéfices dès maintenant, durant notre vie terrestre. L'ange assis près du tombeau nous indique le chemin à prendre pour rencontrer Celui qui est vivant. Ne soyons pas distrait par les illusions du monde et gardons à l'esprit cette vérité de foi qui ne peut pas être expliquée par des raisonnements concrets mais qui doit être vécue et ressentie au plus profond du coeur, dans le silence du dialogue amoureux avec notre Père céleste. Les femmes myrrophores l'ont bien compris et sont allées porter la grande nouvelle aux Apôtres et aux disciples. A nous désormais de continuer ce rayonnement dans notre vie, d'être des flambeaux de certitude pour ceux qui ne croient pas encore. Etre chrétien consiste à témoigner sa foi en un Sauveur, Jésus-Christ, qui vaincu la mort pour que nous ayons la vie éternelle dès à présent.

Que la grâce de Pâques soit avec vous et vous guide sur le chemin du Royaume. Alléluia !

+ Père Stéphane

 

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