Les vacances sont terminées et pourtant l'été n'est pas fini. C'est le constat de ceux qui doivent aller travailler sous la chaleur. Les cigales chantent à rompre leurs ailes pour nous rappeler que la chaleur est bien au rendez-vous. Mais, avant les festivités de l'Assomption qui marqueront la reprise de l'activité de notre paroisse, je voudrai vous parler d'une petite sainte de Normandie, appelée poétiquement petite fleur du Seigneur : Thérèse Martin, plus connue sous le vocable de sainte Thérèse de l'Enfant Jésus. Dans son carmel de Lisieux où son enveloppe charnelle repose pour l'éternité, cette amie de Dieu nous invite à monter la montagne du Carmel pour rejoindre le Bien-Aimé, dans un coeur à coeur amoureux et silencieux. La vocation du Carmel reste toujours vivante pour celui qui est en quête de la sainte Présence au centre de sa vie.

Lisieux est un cadre luxuriant où culmine la Basilique toute blanche qui attire le pélerin et l'accueille dans un écrin lumineux et paisible. Dans sa crypte, sereine et priante, reposent les parents de Thérèse, les vénérables époux Martin. C'est un peu la réplique du Sacré-Coeur de Montmartre, dans la campagne normande. Tout y est simplicité et charme, silence et prière, rencontre avec une jeune fille bien ordinaire qui a eu un destin extraordinaire. Il suffit de lire "l'Histoire d'une Ame", biographie écrite par Thérèse, pour comprendre la fraicheur et la simplicité de ce lieu par comme les autres. Nous sommes loin de l'agitation de Lourdes et de ses fastes. Mais, sans aucune rivalité avec la noble cité mariale, Lisieux attire des pélerins discrets venus rendre visite à une petite religieuse discrète qui a su toucher leur coeur. Car ici, plus qu'à Lourdes, il s'agit bien d'une histoire de famille. En effet, on ne vient pas prier seulement Thérèse, on vient aussi pour se recueillir sur le tombeau de ses parents et pour entrer dans le cercle de la famille Martin. Outre la vie pieuse des parents, on reste émerveillé par la destinée de leurs 5 filles qui toutes ont choisi la vie religieuse. La petite dernière, Thérèse, ayant même acquis une renommée mondiale en vivant simplement sa vie cloitrée de carmélite. Mais le Seigneur sait choisir les plus belles fleurs de son jardin pour en orner les autels de son Eglise. Et, même si la rose Thérèse occupe le centre du vase, ses soeurs et ses parents, comme des lys blancs, l'entourent et la protégent. Cette famille est comme un bouquet de vertus dans la maison du Seigneur. Comment ne pas céder à la tentation de venir respirer le doux parfum ce ces âmes bénie !

Avec ma petite famille, j'ai eu le bonheur de découvrir Lisieux et de mieux connaître la famille Martin, dont la petite dernière, Thérèse, est devenue une compagne de route pendant cet été.

Je vous invite à visiter ce lieux saint et à découvrir la vie de cette petite fleur du Seigneur en lisant son autobiographie. Qu'une pluie de roses descende sur votre âme !

+ Père Stéphane