Dieu te regarde, toi, tout personnellement tel que tu es.

Il t'appelle par ton nom.

Il te voit, il te comprend, ne t'a-t-il pas façonné ?

Il sait ce qui se passe en toi, les pensées et les sentiments qui te sont propres, tes dispositions, tes goûts, ta force et ta faiblesse.

Il te voit en tes jours de joie et tes jours de tristesse.

Il voit sur ton visage le sourire ou les larmes, la santé ou la langueur.

Il regarde avec tendresse tes mains et tes pieds.

Il écoute ta voix, le battement de ton coeur, le souffle de ta respiration.

Tu ne peux t'aimer mieux qu'il ne t'aime.

Ce beau texte du Cardinal Henry Newmann (1801-1890) me semble être une belle méditation de fin d'année pour un nouveau commencement avec le Seigneur Jésus.  Le passé n'a pas grande importance et le futur ne nous appartient pas. Mais le présent de notre vie se conjugue à la seconde près. Le temps est si précieux et si volatile qu'il n'est pas judicieux de le gâcher en futilités. Le monde nous offre de multiples occasions de combler ce temps par des activités o combien délicieuses, mais sans grand intérêt quand on prend un peu de hauteur.

Oui, en cette fin d'année, prenons quelques instants de notre vie pour découvrir l'essentiel : Jésus-Christ et sa miséricorde infinie.

En ce temps de Noël, gardons en mémoire cette antienne que nous chantons : le Christ est né pour nous, venez, adorons-Le ! Puisse le désir d'adoration devenir un buisson ardent dans notre vie spirituelle durant les 365 jours à venir ! Entrons chaque jour davantage dans l'intimité du Sauveur qui est descendu au plus près de nous pour nous combler de ses grâces miséricordieuses.

Je vous souhaite de vivre des extases intérieures telles que les ont expérimentées les saints que nous fêtons.

Bonne et sainte année à vous tous dans la miséricorde du Père céleste.

+ Père Stéphane