Nous voici arrivés à la fin d'un millésime. Déjà douze longs mois qui ont filé sous les ponts du temps. Janvier pointe à l'horizon et Dieu seul sait ce que cette nouvelle année nous réservera de bonnes ou mauvaises surprises. Bientôt un an que nous préparions notre voyage à Béthanie pour fêter les 10 ans de sacre de notre Evêque. Il faudrait essayer de prendre le temps de regarder passer le temps et de se réserver de longues minutes dans notre agenda personnel.

En 2018, formons le voeu de prendre le temps de méditer, de se ressourcer, de retrouver nos racines spirituelles. Il suffit de quleques minutes chaque jour pour retrouver un équilibre de vie bien compromis. Prenons aussi du temps aussi pour écrire et se faire plaisir. Du temps pour se retrouver en couple et partager. Du temps pour se dire je t'aime et pour expérimenter cet amour. Du temps pour écouter l'autre. Du temps pour respirer, pour découvrir la nature, pour faire corps avec le monde qui nous entoure.

Dieu nous offre du temps, mais nous le perdons trop souvent en croyant bien faire. C'est un bien précieux qui passe trop vite et qui donne l'impression d'exister en quantité illimitée. Mais, plus on avance sur le chemin du temps, plus on s'aperçoit qu'il file très vite et plus on a l'impression d'en manquer. S'arrêter un instant et penser au temps, volià ce qui donne une certaine élasticité au temps. Le voir passer, quand on médite, et le trouver trop long, pas assez rapide. Voilà un paradoxe peu banal en ce siècle où il faut courrir après le temps.

Bonne année 2018 et bon temps de vie !

+ Père Stéphane