Le chemin de la vie spirituelle n'est pas une autoroute toute droite, bien délimitée. Loin de là. C'est plutôt un tracé courbe qui va de-ci de-là, au gré des rencontres, des aléas de la vie, des choix personnels et des impulsions de l'Esprit. Et notre chemin respectif croise parfois celui d'autres pélerins en marche vers le même Royaume. Il se peut aussi que nos chemins soient parallèles et ne se croisent jamais. Mais la Providence, qui aime bousculer les itinéraires bien préparés, réserve des surprises qui peuvent être très agréables.

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J'ai connu ce croisement de parcours en septembre. En effet, Mgr Marc, le Primat de l'Eglise Orthodoxe Celtique, nous a contacté pour nous proposer de concélébrer ensemble le dimanche 25 septembre. Outre l'effet de surprise, je reçu cette invitation impromptue avec un grand bonheur. Il m'était donné de retrouver cet évêque que nous apprécions et dont nous n'avons pas l'occasion de rencontrer souvent, étant très éloignés géographiquement. Mais cette surprise fut double quand nous j'ai appri que la liturgie serait célébrée dans la chapelle du Père Abel-Nicodème à Nîmes, à l'occasion de son entrée dans l'Eglise de Mgr Marc. Ainsi, après plusieurs années de chemin parallèle, j'étais convié à célébrer des retrouvailles fraternelles et amicales avec ce prêtre que je connais depuis de longues années. Et comble de clin d'oeil du Ciel, ce dimanche était celui du Banquet eucharistique. Quand je vous disais que la Providence avait l'art de choisir les bons moments ! Avec mon épouse, nous avons donc pris l'autoroute de bonne heure pour participer à ce banquet de fête.

Cette concélébration fraternelle fut belle et très priante. J'ai mieux découvert le rite celtique que je connais peu.  J'ai mêlé ma voix à celle de Nadine, l'épouse du Père Abel, pour donner plus de consistance au chant liturgique. La communion fut un grand moment de paix et de douceur vécu entre frères. A l'issue de la messe, un temps de partage dans le patio nous a permis de reprendre contact et d'échanger quelques nouvelles. J'espère que ces retrouvailles seront un signe de fécondité et que nos deux paroisses sauront tisser des liens fraternels et amicaux. Plaise au Seigneur de nous faire travailler tous ensemble dans sa vigne, nous qui sommes isolés et éloignés les uns des autres. Nîmes et Montpellier ne sont qu'à 45 km de distance. Une coopération est donc tout à fait envisageable. Je reste ouvert à toute proposition. Dieu soit béni pour ces belles grâces.

+ Père Stéphane